Pourquoi parle-t-on du carbone ?

Que risque-t-on en utilisant du carbone ?
Peut-on tomber à cours d’essence et de gaz ?
Pourquoi entend-on parler du climat partout ?

L’utilisation de ressources à base de carbone est devenue très populaire au XVIIIème siècle, et a continué à se développer les siècles suivants (mines de charbon, machines à vapeur, etc.). Le pétrole, le charbon et le gaz sont aujourd’hui bien plus utilisées que dans les siècles précédents. Pourtant ces ressources sont moins présentes dans nos esprits, car nous ne sommes plus directement en contact avec elles sous leurs formes brutes (contrairement à l’époque où l’extraction du charbon était faite directement par les ouvriers français). Le pétrole a toutefois occupé notre attention à plusieurs reprises dans la deuxième moitié du XXème siècle (krachs pétroliers, marées noires) et très récemment avec le gaz de schiste.

Mais si le carbone est souvent évoqué en 2021, dans l’ensemble de la France et dans le monde, c’est pour les deux raisons suivantes :

  • les ressources fossiles sont non-renouvelables, donc limitées
  • leur utilisation dégage du CO2 dans l’atmosphère

Pourquoi est-ce un problème que nos ressources soient non-renouvelables ?

Par définition, « renouvelable » signifie « qui peut être renouvelé ». On donne une définition plus précise lorsqu’il s’agit de ressources (en énergie ou en matière) :

« non-renouvelable » = (ressource) produite à une vitesse plus faible que celle à laquelle elle est consommée.

Mathématiquement, une ressource non-renouvelable exploitée de façon continue finira donc par être épuisée. Parmi celles-ci, on compte notamment les ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel) produites par un processus lent de fossilisation de matière organique. Certaines ressources qui ne se renouvellent pas peuvent être qualifiées de renouvelables si elles sont jugées largement abondantes à l’échelle humaine. C’est par exemple le cas de l’énergie contenue dans le Soleil.

La Petite Fille aux Allumettes est un conte d’Andersen paru en 1845.
Une source d’énergie limitée (les allumettes) est utilisée pour se chauffer.
Les curieux pourront lire le conte ou voir l’une des nombreuses adaptations animées.
Qu’arrivera-t-il lorsque nous auront brûlé toutes nos allumettes ?
Que se passerait-t-il si l’on n’avait plus de pétrole / charbon / gaz ?
  • Sans carbone, il n’y a plus de chauffage au gaz / fioul.
    Les personnes qui se chauffaient au gaz / fioul risqueraient d’avoir froid, de ne plus avoir d’eau chaude, voire de mourir (l’homéostasie est un besoin vital).
  • Sans carburant, il n’y a pas de camions, donc pas d’approvisionnement en nourriture des magasins, et donc on ne peut pas manger.
  • Sans carbone, il n’y a pas de d’engrais azotés, ni de tracteurs, donc une production alimentaire fortement insuffisante, et des famines.
  • Sans carburant, il n’y a pas de services d’urgence : camions de pompiers (risque d’incendies, moins …), véhicules de police (risque de perdre le contrôle des violences, vols,…). On ne pourrait pas assurer de soins d’urgence.
  • Sans charbon, il y aurait beaucoup moins d’électricité disponible pour l’industrie mondiale, donc une faible production de machines, outils, voitures, ordinateurs, téléphones,… ce qui se traduirait par une très forte hausse de leurs prix.
  • Etc.

À noter : une ressource ne se retrouvera pas à manquer du jour au lendemain.
Concrètement, on aurait d’abord une raréfaction de la ressource, puis une baisse de sa production, et donc une hausse des prix (et rien ne limiterait cette hausse à 5 ou 10 %, il pourrait très bien s’agir de multiplications par 2, 4 ou 10).
Cette raréfaction se répercuterait sur tout ce qui découle de l’utilisation de la ressource (les biens et services produits avec).

Quelles ressources nous reste-t-il ?

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On notera que les réserves prouvées sont susceptibles de s’accroître.
Par exemple, les investissements réalisés par les groupes pétroliers permettent trouver de nouveaux puits et développer les techniques d’extraction.
La fonte des glaces pourrait également mettre à jour des nouvelles terres sur lesquelles extraire du pétrole.

Est-ce beaucoup ?

Cela dépend du point de vue : un siècle paraît long à l’échelle humaine, mais ne représentent que 0,03 % des 300 000 ans d’existence d’homo sapiens.
La situation peut paraître d’autant plus dangereuse que l’on n’a pas encore de moyens suffisants pour servir d’alternative (75% de l’énergie mondiale est produite avec le charbon, le pétrole et le gaz), et que les temps de développement et déploiement d’alternatives sont coûteux et longs (par exemple, la fusion nucléaire étudiée depuis 1950 doit être expérimentée par le projet ITER lancé en 2007 prévu pour s’achever vers 2035 (au lieu de 2016 initialement), ceci n’étant qu’une phase préalable au long processus d’industrialisation).

L’Homme a-t-il déjà épuisé quelque chose totalement ?

L’Homme a réussi à faire plus impressionnant : épuiser des choses qui aurait pu, avec de la prudence, être renouvelables.

On compte en effet plusieurs centaines d’espèces animales qui se sont éteintes depuis le début de l’Aniquité, pour la plupart du fait de l’activité humaine.

Un exemple emblématique est la disparition du Dodo, découvert en 1598 sur l’île Maurice et aperçu pour la dernière fois 64 ans après, en 1662. Cette perte nous a privé à jamais de la viande de cet oiseau de 10 kg.

Illustration du Dronte de Maurice
(couramment appelé « Dodo »)
datant du XVIIème siècle

Le réchauffement climatique

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Ce site est tout nouveau,
davantage de contenu sera ajouté plus tard.
Dommage, car on arrivait à la partie la plus intéressante 😉