Empreintes carbone pour la fabrication
| Type de véhicule | Emissions de CO2 pour la fabrication |
|---|---|
| Voiture thermique légère (1 tonne) 1 | 5,5 tonnes |
| Voiture thermique lourde (1,8 tonne) 1 | 10 t |
| Voiture électrique légère 2 | 12 t |
| Voiture électrique haut-de-gamme 2 | 17 t |
| Moto thermique (> 250 cm3, 175 kg) | 960 kg |
| Moto thermique (≤ 250 cm3, 100 kg) | 550 kg |
| Vélo à assistance électrique | 260 kg |
| Trottinette électrique | 90 kg |
| Vélo 3 | 117 kg |
| Trottinette 3 | 47 kg |
Dans le calcul de votre empreinte carbone, vous pouvez répartir les émissions pour la fabrication d’un véhicule sur toutes les années pendant lesquelles vous l’utilisez.
Emissions de CO2 pour 1 km
Les émissions de CO2 pour les véhicules électriques proviennent de la production d’électricité.
(60 g de CO2 par kWh d’électricité en France métropolitaine4, en moyenne).
| Type de véhicule | Émissions de CO2 pour 1 km |
|---|---|
| Voiture essence | 200 g |
| Voiture gazole | 185 g |
| Voiture E85 | 120 g |
| Voiture électrique légère | 15 g |
| Voiture électrique haut-de-gamme | 30 g |
| Moto thermique (> 250 cm3) | 165 g |
| Moto thermique (≤ 250 cm3) | 60 g |
| Autobus (resp. : électrique ; gazole ; gaz naturel ; hybride) | 22 g ; 100 g ; 110 g ; 70 g |
| Autocar thermique | 30 g |
| Métro, Tramway, Trolleybus (agglomérations de > 250 000 habitants) | 3 g |
| Métro, Tramway, Trolleybus (agglos. de < 250 000 hab.) | 4,7 g |
| Vélo à assistance électrique | 10 g |
| Trottinette électrique | 25 g |
| Vélo | 0 g |
| Trottinette | 0 g |
| Paire de rollers | 0 g |
| Planche de skateboard | 0 g |
| Marche à pied | 0 g |
Pour les voitures hybrides, vous pouvez consulter le paragraphe ci-dessous (au sujet de la consommation d’essence), ou bien utiliser les chiffres de la liste détaillée du site de l’ADEME (nécessite la création d’un compte).
Ajustements pour votre voiture
Les lignes concernant les voitures sont des moyennes sur l’ensemble des véhicules et sur l’ensemble des types de trajets. Vous consommerez moins d’essence pour parcourir 1 km sur l’autoroute que 1 km en centre-ville5.
Pour ajuster précisément vos émissions de CO2, le plus précis est de les déduire à partir de la quantité de carburant consommée :
1 L d’essence → 2,4 kg de CO2
1 L de gazole → 2,67 kg de CO2
En effet, l’essence (750 g / L) et le gazole (840 g / L) contiennent environ 85% de carbone.
Et d’autre part, une molécule de CO2 contient 27% de carbone et 73% d’oxygène (brûler 1kg de carbone produit donc 100 ÷ 27 = 3,7 kg de CO2).
Attention, ce calcul comptabilise uniquement la combustion (et pas les émissions dues à la production).
Pour l’E85, une partie du carbone provient du CO2 absorbé par les végétaux utilisés pour produire l’éthanol. Le calcul serait donc plus complexe.
Pour connaître votre consommation en carburant, regardez la borne de votre station service lors de votre prochain plein.
Pour connaître votre consommation au kilomètre, utilisez votre compteur kilométrique pour calculer la distance parcourue entre deux pleins d’essence.
Si vous parcourez 600 km avec 60 L de carburant, alors vous consommez 6 L pour 100 km.
Cela fait 60 mL pour 1 km, donc 0,060 × 2,4 = 0,144 kg = 144 g de CO2.
Vous voyagez à plusieurs ?
Les émissions de CO2 par personne pour le déplacement (essence consommée,…) doivent être divisées par le nombre de personnes dans le véhicule lors de ce trajet.
Par exemple, supposons que vous ameniez vos 2 enfants à l’école située à 2 km de chez vous, dans une voiture à essence (200 g de CO2 par km).
Ce trajet correspondra à 2 × 200 g = 400 g de CO2.
Puisque vous voyagez à 3, cela fait 400 ÷ 3 = 133 g de CO2 par personne.
En revanche, vous serez seul(e) lors du trajet du retour, qui correspondra à 400 g de CO2 supplémentaires.
Si une voiture appartient à toute la famille, vous pouvez également considérer que l’empreinte carbone pour sa fabrication est répartie entre chaque membre. Mais n’oubliez pas de prendre en compte tous les véhicules de la famille.
Dans le cas des transports publics (bus, métro, tramway), les chiffres du tableau prennent déjà en compte le nombre de voyageurs. Il ne faut donc pas diviser ces chiffres.
Trajets en avion
La consommation de carburant dépend de la longueur du trajet effectué :
| Type de trajet | Distances | Émissions de CO2 pour 1 km |
|---|---|---|
| Court courrier | 0 – 1 000 km | 140 g |
| Moyen courrier | 1 000 – 3 500 km | 100 g |
| Long courrier | > 3 500 km | 80 g |
Cela donne, par exemple :
| Trajet | Distance | Émissions de CO2 |
|---|---|---|
| Toulouse → Paris | 600 km | 80 kg |
| Paris → Londres | 450 km | 60 kg |
| Paris → Berlin | 900 km | 130 kg |
| Paris → Stockholm | 1 500 km | 150 kg |
| Paris → New York | 6 000 km | 480 kg |
| Paris → Tokyo | 10 000 km | 800 kg |
| Paris → Sydney | 17 000 km | 1 400 kg |
Ces chiffres concernent les aller-simples.
Pour un aller-retour, il faut les multiplier par 2.
Par exemple, un aller-retour entre Toulouse et Paris produira 2 fois 450 kg de CO2, soit un total de 900 kg de CO2.
Ces chiffres ne prennent pas en compte l’effet de serre induit par les trainées (qui équivaut à une augmentation des émissions de CO2 de 80 à 100 %).
Trajets en train
Données pour les trajets en France continentale :
| Trajet | Émissions de CO2 pour 1 km |
|---|---|
| Grandes lignes (trajets longs hors TGV) | 5,5 g |
| TGV | 1,75 g |
| TER | 25 g |
| RER et transilien | 4,3 g |
Un trajet de 100 km sur les grandes lignes (hors TGV) produira donc 550 g de CO2 par voyageur.
D’après le site de l’ADEME, les émissions pour les trajets réalisés en Corse et dans les DOM-TOM sont de 187 g / km. Cela s’explique sans doute par un mix énergétique différent, et peut-être aussi par un taux d’occupation différent dans les véhicules.
Astuce
Pour avoir une mesure plus précise des émissions de vos trajets en train, vous pouvez utiliser directement les chiffres donnés sur le site « OUI.sncf » :

Remarques
- Pour être exhaustif, il faudrait également prendre en compte les émissions nécessaires à l’entretien des véhicules (graissage des roulettes des rollers, remplacement des pneus des voitures) et idéalement les émissions lors du traitement en fin de vie.
- les émissions pour le transport des aliments et produits manufacturés est inclus dans l’empreinte carbone de ceux-ci.
- pour les trottinettes / vélos, on parle ici de véhicules personnels et non-pas en libre service. Dans ce second cas, il faut aussi prendre en compte la gestion des flottes de véhicules et le remplacement de ceux détériorés.
La sécurité avant tout !
Ne faites rien qui vous donne le sentiment d’être en danger !
Si vous utilisez un vélo ou une trottinette, vous avez intérêt à mettre un casque pour écarter le risque d’un traumatisme crânien. Pour rester attentif à ce qui vous entoure, n’écoutez de musique.
Notes et références
Les sources données ci-dessous renvoient à la base carbone de l’ADEME, c’est-à-dire au site web suivant : https://www.bilans-ges.ademe.fr/fr/basecarbone/donnees-consulter/choix-categorie.
Attention, il est nécessaire de créer un compte pour y accéder, mais cela est gratuit et ne requiert de saisir qu’un nom et une adresse e-mail. Cela donne ensuite accès à un riche ensemble de données permettant d’établir des bilans carbone.
1 D’après la base carbone de l’ADEME (lien), l’empreinte carbone pour la fabrication d’un véhicule thermique est de 5,5 t CO2eq / tonne de véhicule.
2 Dans la Base Carbone de l’ADEME (lien, accessible en créant un compte gratuitement), le détail de l’empreinte carbone des voitures électriques indique les émissions pour la fabrication en les rapportant au kilomètre parcouru (en la répartissant sur l’ensemble de la durée de vie).
On trouve environ 110 g CO2eq / km pour les véhicules hauts-de-gamme et 80 g CO2eq / km pour les véhicules compacts ou légers.
En admettant que la durée de vie considérée est d’environ 150 000 km (en accord avec les estimations de la documentation de l’ADEME (lien)), on obtient respectivement 12 t et 17 t de CO2eq.
On notera que même si un véhicule peut être utilisés sur de plus longues distances (par exemple 200 000 km), nous devons ici réutiliser le chiffre qu’a pris comme référence l’ADEME pour son calcul.
3 (Attention, ce « 3 » ne renvoie pas à « cm3 » (centimètres-cubes) mais au « 3 » la ligne du tableau qui concerne les vélos et trottinettes.)
Faute de données directes pour les vélos et trottinettes, nous faisons l’hypothèse que l’essentiel des émissions de CO2 pour leur fabrication provient de la production d’aluminium.
Cette hypothèse est raisonnable car la production de l’acier des voitures représente déjà près de la moitié des émissions pour leur fabrication, tandis que les émissions pour la production d’aluminium (7,8 kg CO2 / kg d’aluminium) sont 3,5 fois plus importantes que la production d’acier (2,2 kg CO2 / kg d’acier).
En contrepartie de cette hypothèse optimiste, nous feront l’hypothèse pessimiste que les vélos et trottinettes ne contiennent pas d’aluminium recyclé, pour ce calcul.
Pour un vélo de 15 kg d’aluminium, on a donc 15 x 7,8 = 117 kg de CO2.
Pour une trottinette de 6 kg d’aluminium, on a donc 6 x 7,8 = 47 kg de CO2.
Sources : lien pour l’acier, lien pour l’aluminium.
4 Source des données :
– France continentale : https://www.bilans-ges.ademe.fr/fr/basecarbone/donnees-consulter/liste-element/categorie/64
– Outre-mer et Corse : https://www.bilans-ges.ademe.fr/fr/basecarbone/donnees-consulter/liste-element/categorie/67
5 D’après les chiffres du premier tableau du paragraphe «Voitures particulières » de la page suivante :
https://www.bilans-ges.ademe.fr/fr/accueil/documentation-gene/index/page/Routier2
on déduit :
+ 5 à 10 % de consommation pour les trajets courts,
– 5 à 10 % de consommation pour les trajets longs.